Nous ne sommes pas juste des “gratte-papier” ou des “consultants à moindre coûts” ou de “la matière grise à former » ou des « mercenaires à projets ». Nous sommes les acteurs principaux dans notre Développement.

Nous finissons l’année avec une note très décevante en ce qui concerne les efforts communs dans la catégorie Bâtiment pour l’Efficacité Energétique et les actions vers la Transition Energétique et fatalement la lutte contre le Réchauffement Climatique.


Plusieurs invitations ont été lancées pour des Échanges en REX/Informations/Débats tenus dans divers lieux institutionnels et entrepreneuriaux. Il est vrai : elles étaient lancées sans le logo du bailleur X ou de la société Z. Pas grand monde du  n’y a assisté de façon spontanée alors que paradoxalement le contexte actuel (Jirama, manque de logement, matériaux non performants) nous impose à de l’action.


Il faudra alors reconnaître que les travaux initiés par les bailleurs vont rester dans les tiroirs et les placards à moins qu’il n’y ait un réveil citoyen de la part des techniciens et experts sélectionnés d’après leur profil et l’impact qu’ils peuvent créer. Nous ne sommes pas juste des “gratte-papier” ou des “consultants à moindre coûts” ou de “la matière grise à former » ou des « mercenaires à projets ». Nous sommes les acteurs principaux dans notre Développement.


On prévoit pour 2020 et les années à venir de multiples ateliers/séminaires/programmes/projets toujours nécessaires pour le développement de notre pays . Toute personne de bonne volonté est invitée à nous rejoindre et avancer dans la transparence mais surtout la nécessité d’agir.


On peut mettre à disposition les différentes présentations et documents utilisés cette année pour promouvoir l’Efficacité Energétique dans le Bâtiment à Madagascar. En addition un recueil de normes décrété SANS consultation avec les ordres professionnels et nous ne nous demandons plus comment Madagascar est arrivé à ce point de désolation…



Ma job

Je suis rentrée définitivement pour pratiquer mon Métier dans mon pays. Mes confrères expérimentés aux joutes épiques et laborieuses me disent tout le temps fatalement : « Tu as du boulot de quoi tu te plains, tu auras du boulot ne te plains pas, tu n’as plus de boulot tu en auras encore. »

Mais la question qui demeure : De quel job est-il bien question ici?

Mon job.

Ce job soumis à une Ordonnance et un Décret. Ce job régi par une Institution. Une Déontologie. Un Serment.

Ce job qui est imposé lorsque le bâtiment fait plus de 150 m2 et surtout dans TOUS les marchés publics de prestations intellectuelles avec Conception et Maîtrise d’oeuvre.

Ce job où j’ai soumissionné 14 fois avec CIN/NIF/STAT légalisé, Expériences similaires sur 5 pages, Certificat de Bonne Foi et de Vertu et où on me répond : « Tu n’auras pas ce poste/mission. voilà. »

Ce job où je fais le pied de grue des heures dans ces couloirs bien trop mal éclairés pour un lieu dédié à l’Aménagement et où on tolère à peine mon enthousiasme de Bénévole : « Tu fais quoi déjà ici? »

Cette Profession à laquelle j’ai dédiée plus de 6 années d’École, 5880 heures en Stage (enregistrés SVP), 11 ans en Pratique Libérale, 5 ans au Conseil de l’Ordre, qui me passionne 24h d’une journée, 12 mois d’une année, qui font travailler 100% de mes synapses.

Ce job qui nourrit mes enfants et les 9 familles de TRANO Architecture et où on nous reproche perpétuellement de ne servir à rien, ben si en fait on a besoin de vous ah ben merde alors.

Mais du coup à Madagascar, en fait, ça fait quoi un Architecte ?

Miss Madagascar

Elle c’est Lizzo.

Related image

Le meilleur chez elle c’est sa musique. 

Elle transcende les générations et s’est  bien établie chez nos Tweeners.

Au dernier Barcamp, on a parlé de Tik Tok.

On a plus peur de Tik Tok que des dérives des Fake News en 2019.

voilà.

j’aurais pu parler des déboires de la Vraie Miss Madagascar ou des héroïnes du dernier TEDx sur les #DayoftheGirl mais bon

Au commencement était la Parole

Une communauté de blogueurs matures. Une communauté familière mais surtout mature Si dans les années 2000, on s’amusait à se « troller » sur les modes, les courants musicaux, l’appartenance politique, à la veille de 2020, on s’est bien assagis. On observe avec inquiétude, un brin de panique, ce qui se défile sous nos yeux : la perte des valeurs, la cupidité, l’abandon des responsabilités, la médiocrité…le manque de repères. On est blogueur à visage découvert, on blogue en couple et pour la famille. surtout. En 2019, ça prend très peu pour mettre le feu. À la forêt ou dans les esprits. Un incident mineur et hop on oublie pour 2-3 jours les problèmes quotidiens, vitaux et fondamentaux. Un cataclysme devenant un non-évènement, une remarque passant pour une insulte. La vérité. dire la vérité. qu’elle fasse mal qu’elle révèle les lacunes. la vérité. toujours. Malgré le format improvisé, informel, il s’agit bel et bien d’un Barcamp hashtag Venez discuter.

de L’Éducation. S’impliquer et dénoncer ce qui ne va pas. ne pas se laisser distraire. Tout ce qui circule sur les ratés de l’Éducation se doit d’être traité dans l’urgence. 

de L’Enfance. La réinsertion des condamnés mineurs, leur réintégration sociale par tous les moyens possibles et inimaginables et encore plus s’il le faut.

de La Femme. ou plutôt la Fille qui deviendra Femme. Elle a été juste « oubliée » le 11 0ctobre 2019 pourtant Journée de la Fille car on a préféré écouter autre chose. une histoire qui passe. sans doute importante mais qui ne fait que passer.

de La cohésion sociale dans Antananarivo. On y vit tous. Yen a qui y vivent depuis bien des générations. Ceux-là même qu’on déloge par des remblais à qui l’on retire les terres pour de la spéculation aveugle. 

de L’Activisme dans le milieu associatif. Les jeunes connaissent-ils la valeur de ce qui leur est transmis? Les institutions qui font dos rond, les partenaires qui cannibalisent, les amitiés qui s’éteignent et les réussites. toujours parler de nos réussites.

et pourtant. le verbe ne suffit pas. ne suffit plus.

Antananarivo at Threat

Antananarivo is a 4-Century-old city.

Andrianampoinimerina, as a wise king, knew what rice fields brought to his nation. Their presence even in its capital marks the importance of his power but above all the social pragmatism of this great strategist.

Today the hydraulic engineering of the great plain of the Betsimitatatra dating back to the time of this great king is seriously threatened. These failed planning succession and lack of knowledge of the major issues specific to Tana accentuate the vulnerability of the population of its neighborhoods.

Solving the social problems of Antananarivo requires first to solve the status of water in the city. The wet areas to preserve for food crops and sanitation are reduced as a skin of sorrow.

Do you know at least that one third of the city that lives there is not just as useless, dangerous and dependable human mass but represents the urban and economic pool of Antananarivo?

Do you know how essential it is for Tana to regulate its waters, circulation and retention? What it costs « to borrow » surface from the Betsimitatatra? Not only in loss of production yield but especially in hydraulic threats and therefore in social vulnerability?

This urban fabric exists.

It feeds its city.

It makes its greatness and unity.

It won’t disappear.

If we don’t give it its fair status.

It will explode elsewhere, everywhere…

Returned already several times since his death, Andrianampoinimerina, who had left us a real prestigious capital with unique assets in the world now unrecognizable, should turn again in his grave.

Article Pela Ravalitera L’Express de Madagascar

Andavamamba

« Est-ce qu’on va la laisser parler? Elle semble ne pas avoir assez d’objectivité. » ou comment mes 76 questions critiques mais sincères et, somme toute, relativement techniques ont été perçues par 2-3 participants dans le mini-groupe hier.
De quoi me refroidir pour le reste de la journée et me laisser le temps d’admirer le flegme et la persévérance des Maires et Chef Fokontany venus représenter leurs territoires et communautés. Et d’applaudir la diplomacie et le tact des intervenants quand on re-pose 76 fois les mêmes questions. L’histoire du 30 m2 de densité là…. Il faut avouer que mon seul fait d’armes en termes d’action sur le terrain était d’avoir traîné quelques heures dans Anjejika début Février (Zône Rouge ! Supers Problèmes All-in-One! Inondation, Pauvreté, etc.) pour localiser un « dobo » préservé depuis 1930 quelque chose. Cela nous a valu les clap clap du gentil monsieur de la CUA venu constater « ah ben non c’est pas remblayé! ». ouf?
Et à Mirana de poster la descente sur terrain de ce matin où j’aperçois « Fokontany Ambaniala ». Ah ben oui. Je connais bien. On y a le tombeau de Maman.

Ben non…effectivement…je ne suis pas objective quand il s’agit de parler de chez moi, de ma ville, de mes quartiers…