#PRODUIR

Ce non-endroit aux couleurs des oeuvres de Zola. Ces marginalisés qui vivent la même réalité que des réfugiés en temps de guerre au coeur même d’une cité qui bouillonne.

Oh que le boulot sera hyper difficile de vous conscientiser sur le potentiel humain et spatial (et non spéculatif) de ces lieux et ces communautés ….

Le travail ici n’est pas un travail.
Les descentes sur terrain, les rencontres et les discussions ont éveillé un sentiment plus profond de remise en question de nos acquis et préjugés en terme de Professionnel
Non ce n’est pas un travail.
C’est notre devoir de Citoyen.

#makingof

On s’est impliqués parce qu’on « connaissait » sans « connaître » ces quartiers. On s’était dit que ce serait la meilleure occasion pour plonger dans le quotidien des gens des quartiers touchés par ce grand projet ubrain . On ne les connaît pas en fait. On leur assigne des qualificatifs sans leur donner des qualifications.

On vient de livrer le stand de #PRODUIR pour le Forum Urbain 3. On y est allés à fond dans le sourcing : 80% des éléments du stand viennent des commerces et artisans du coin. Les impressions, le mobilier… C’est pas grand chose et c’est beaucoup en même temps.

Merci Haja Rasolofojaona et l’équipe de projet de nous avoir invité à vivre #PRODUIR

#urbanplanning
#madagascar
#antananarivo
Maison de l’Architecture @ Antananarivo, Madagascar

Zava Ampina

Dans les années 80 l’Unesco a fait appel à un des nôtres (oui je parle comme ça les Archis c’est ma famille) pour faire une Etude sur les Equipements culturels et sportifs à Madagascar. Figurez-vous je l’ai découvert en ligne il y a quelques semaines comme ça par hasard. Au delà des préjugés sur les locaux, il y a quelque chose d’intangible et de très grande valeur dans l’intervention d’un consultant local À ÉGALE COMPÉTENCE qu’un plombier Burbkinabé spécialiste de la cause Serbe embauché pour un diagnostic sur la valorisation de la forêt du Cap Masoala* : il y a la connaissance des valeurs, la capacité de transmission et la préoccupation pour la continuité du projet.

Et même si on demande 8903 $/heure alors que nos charges équivalent à 1 voiture chinoise et 4 experts formés à Vontovorona et à Barikadimy, on va bosser COMME IL FAUT pour perpétuer le CYCLE VERTUEUX du Développement à Madagascar.

Signé : l’Architecte Malgache formée au Québec qui est rentrée au Pays se taper 2500 km/semaine pour trouver de quoi nourrir ses 4 enfants et qui ne vous décevra jamais dans ses mandats pour le peu que vous suiviez les TDR et les règles de l’ARMP. Et non malheureusement je ne distribue pas de « mimi » car mes collaborateurs aussi ont besoin de nourrir dignement leur famille sans avoir à se faire persécuter par les verreux ou la BIANCO.

Dans ces conditions, si vous embauchez elle ou les 66 autres architectes du Tableau vous verrez moins de ces merdes architecturales et de ces catastrophes urbaines dans les villes malgaches rien que parce que nous sommes nés sur ces terres et que nous allons aussi nous y faire enterrer.

Et je termine par insister : il y a des règles d’attribution de marché de prestations intellectuelles, il devrait aussi y avoir des concours d’architecture, la plupart des architectes malagasy sont (très très) forts dans leur domaine et croyez-moi ils sont aussi (très très) forts pour respecter et même aller au-delà du mandat qu’on leur aura attribué.

Donc arrêtez de déconner et retournons bosser COMME IL FAUT.

Lien vers le Document : Promotion de la jeunesse; matériaux locaux et infrastructures: République démocratique de Madagascar – (mission)

Andavamamba

« Est-ce qu’on va la laisser parler? Elle semble ne pas avoir assez d’objectivité. » ou comment mes 76 questions critiques mais sincères et, somme toute, relativement techniques ont été perçues par 2-3 participants dans le mini-groupe hier.
De quoi me refroidir pour le reste de la journée et me laisser le temps d’admirer le flegme et la persévérance des Maires et Chef Fokontany venus représenter leurs territoires et communautés. Et d’applaudir la diplomacie et le tact des intervenants quand on re-pose 76 fois les mêmes questions. L’histoire du 30 m2 de densité là…. Il faut avouer que mon seul fait d’armes en termes d’action sur le terrain était d’avoir traîné quelques heures dans Anjejika début Février (Zône Rouge ! Supers Problèmes All-in-One! Inondation, Pauvreté, etc.) pour localiser un « dobo » préservé depuis 1930 quelque chose. Cela nous a valu les clap clap du gentil monsieur de la CUA venu constater « ah ben non c’est pas remblayé! ». ouf?
Et à Mirana de poster la descente sur terrain de ce matin où j’aperçois « Fokontany Ambaniala ». Ah ben oui. Je connais bien. On y a le tombeau de Maman.

Ben non…effectivement…je ne suis pas objective quand il s’agit de parler de chez moi, de ma ville, de mes quartiers…

BOMBS 2019

La Catégorie Reine : Teny Gasy. 

Comme tout le monde et leurs cousins germains le savent je suis la plus nulle du monde au Concours de Dictée Soratononina à raison de 89 fautes/ligne. J’aurais pu rédiger ce texte en Malagasy et vous démolir votre dimanche soir. Je vous réserve cet exercice pour la section commentaires.

Les auteurs Malagasy.

Les auteurs de ces blogs sont les personnes les plus généreuses de l’Internet Malagasy selon moi. Non seulement elles font preuve de rigueur et une persévérance monacale mais le contenu de leurs écrits démontre de personnalités dotées de talents mais surtout d’humilité.

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Barcamp 2018

L’édition 2008 avait cette qualité d’être le précurseur (et non pionnier, on avait juste senti le truc venir) d’une série de gatherings/happenings autour de la Tech, de l’Empowerment, des Start-ups et surtout du Social Media. Barcamp ceci ou Workshop cela, les usagers de l’internet à Madagascar avait enfin trouvé la bonne formule pour initier et se réunir autour d’un concept, un thème,  un sponsor (?) bref pour produire quelque chose ensemble. En effet, l’aboutissement de ces échanges demeure l’enrichissement personnel avant tout. Ils permettent une diffusion des idées qui ne pourrait se faire uniquement par le virtuel ou par des formes plus institutionnalisées. Ces confrontations directes ne sont pas l’apanage des Malagasy. Il faut le dire. Le dépassement du statut (social, intellectuel, émotionnel?) et l’apport en connaissances demeurent les 2 piliers d’un Barcamp.

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