Ny vato natsipin’ny mpanorina-trano e,
No indro nalaina natao fehizoro ;








































Le Centre Maternel et Infantile de Marohoho Tsimbazaza inauguré aujourd’hui Refuge Victoire Rasoamanarivo recevra dès le début 2026 une soixantaine de mères vulnérables avec leurs petits enfants pour intégrer un programme de soins et de réinsertion.
Le Centre Maternel et Infantile de Marohoho est un projet médico-social innovant porté par l’Association de Gestion Saint Jean de Dieu. Il a pour vocation d’accueillir des femmes en situation de grande précarité — victimes de violences, sans-abri, en détresse sociale ou de retour d’esclavage moderne — ainsi que leurs enfants. Plus qu’un simple lieu d’hébergement, le centre offrira un accompagnement complet : soutien psychologique et social, soins médicaux grâce à l’annexe du Centre Hospitalier Saint Benoît Menni, programmes de réinsertion, formations professionnelles et espaces d’art-thérapie.
Implanté dans deux bâtiments existants à Tsimbazaza, le projet prévoit des dortoirs sécurisés, une pouponnière, des salles de formation, des bureaux administratifs ainsi qu’une chapelle. L’ensemble s’inscrit dans une démarche de qualité environnementale, incluant potager, espaces verts, ventilation naturelle et solutions énergétiques durables.
Ce centre constitue une réponse essentielle à la vulnérabilité croissante des femmes et enfants à Antananarivo, en leur offrant un refuge sûr, une seconde chance et un véritable parcours vers l’autonomie.
Ny vato natsipin’ny mpanorina-trano e,
No indro nalaina natao fehizoro ;
Ny vato natsipin’ny mpanorina-trano e,
Dia i Kristy Tompo Andriamanitra.
Au-delà du programme fonctionnel, nous devions surmonter plusieurs challenges techniques relatifs à un projet de rénovation majeur dont la livraison des bâtiments en Novembre 2025 incluant les études techniques et le processus de sélection des entreprises chargées des travaux.
Les études structurelles ont été conduites dès l’origine avec l’objectif clair de recycler les bâtiments existants par un retrofit intégrant au moins 30 % de leur système constructif et de leurs matériaux. Cette approche, encore largement négligée dans le secteur du bâtiment, s’inscrit pleinement dans une logique d’économie circulaire, en cohérence avec la dimension éthique du projet.
Une approche intégrée a été adoptée dès les premières phases du projet, en associant très tôt l’ensemble des corps d’état et des décideurs, aussi bien lors de la programmation que de la conceptualisation et des arbitrages stratégiques. L’usage d’outils de communication comme WhatsApp, combiné à un reporting continu et structuré, a permis de maintenir une coordination fluide entre les équipes réparties à travers Madagascar et l’Océan Indien.
Mais la prouesse résidait dans le maintien du travail dans l’empathie et de la compassion à travers les échanges tant dans les lignes, le coulage du béton, la sélection des essences de bois que dans le traitement des manoeuvres en charge des travaux. Nous étions à un moment à plus de 150 à l’ouvrage sur le site.
Ny vato natsipin’ny mpanorina-trano e,
No indro nalaina natao fehizoro ;
Ce matin, devant une assemblée profondément émue par la succession des discours inauguraux, notamment celui inspiré par le Frère Paul-Marie Taufana, supérieur de la Province de France des Frères de Saint Jean de Dieu, nous avons ressenti avec force que la mission ne faisait que commencer.
Les autorités, les organismes publics, les associations, mais aussi chacun de nous en tant que citoyens, devons être pleinement mobilisés pour assurer la protection et la prise en charge de ces mères marginalisées et de leurs enfants, qui survivent entre les rues et les canaux d’Antananarivo.
J’avais évoqué le merveilleux Salaam Bombay de Mira Nair, dont le fils, Zohran Kwame Mamdani — né à Kampala en Ouganda — est devenu maire avec un programme progressiste socialiste. Dans ce film, elle dépeint l’univers brutal mais profondément humain des rues : la pauvreté, les réseaux de prostitution, la drogue, mais aussi la solidarité fragile entre enfants livrés à eux-mêmes.
Un tableau qui, par bien des aspects, résonne douloureusement avec la réalité d’Antananarivo, où tant d’enfants et de jeunes mères survivent dans des conditions similaires. Mais ici, les moyens demeurent insuffisants, et l’aide reste limitée tant que la sensibilisation du public et des institutions demeure faible, parfois même proche de l’indifférence.
Que ce centre devienne une pierre angulaire parmi d’autres, pour bâtir à Antananarivo une ville plus juste, plus humaine et plus attentive aux siens.
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soon
Mira Nair
I’m building a church
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