Miss Madagascar

Elle c’est Lizzo.

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Le meilleur chez elle c’est sa musique. 

Elle transcende les générations et s’est  bien établie chez nos Tweeners.

Au dernier Barcamp, on a parlé de Tik Tok.

On a plus peur de Tik Tok que des dérives des Fake News en 2019.

voilà.

j’aurais pu parler des déboires de la Vraie Miss Madagascar ou des héroïnes du dernier TEDx sur les #DayoftheGirl mais bon

Trandraka

#BarcampMDG2019

Passés les salamaleks usuels de « tudeviensquoicombiendegossesmoiaussilaviejetrouvecerlou » on entame les choses sérieuses. Qui mais Qui peut effectuer des enquêtes d’investigation sérieuses et dénoncer les dérapages sur les deniers et les droits des citoyens? Bah….Trandraka.

qui?

Rentrée à la maison je google ou plutôt FB la question. Je tombe sur le post amical de Bekoto :

Je suis sûre on parlait pas de ça.

Je Google (enfin) et je tombe sur l’excellent site de l’Association Ilontsera où toutes publications sont mises en ligne et encore plus.

TRANDRAKA

Magazine d’investigation Trandraka publié par l’UNESCO dans le cadre du Projet Institutions Démocratiques Intègres Représentatives et Crédibles (IDIRC), financé par le Fonds pour la Consolidation de la paix. Il est mis en œuvre par l’UNESCO, le PNUD et le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme, en collaboration avec le Gouvernement Malagasy.


En attendant le #5 ….

Edition #4

Edition #3

Edition #2

Edition #1

Au commencement était la Parole

Une communauté de blogueurs matures. Une communauté familière mais surtout mature Si dans les années 2000, on s’amusait à se « troller » sur les modes, les courants musicaux, l’appartenance politique, à la veille de 2020, on s’est bien assagis. On observe avec inquiétude, un brin de panique, ce qui se défile sous nos yeux : la perte des valeurs, la cupidité, l’abandon des responsabilités, la médiocrité…le manque de repères. On est blogueur à visage découvert, on blogue en couple et pour la famille. surtout. En 2019, ça prend très peu pour mettre le feu. À la forêt ou dans les esprits. Un incident mineur et hop on oublie pour 2-3 jours les problèmes quotidiens, vitaux et fondamentaux. Un cataclysme devenant un non-évènement, une remarque passant pour une insulte. La vérité. dire la vérité. qu’elle fasse mal qu’elle révèle les lacunes. la vérité. toujours. Malgré le format improvisé, informel, il s’agit bel et bien d’un Barcamp hashtag Venez discuter.

de L’Éducation. S’impliquer et dénoncer ce qui ne va pas. ne pas se laisser distraire. Tout ce qui circule sur les ratés de l’Éducation se doit d’être traité dans l’urgence. 

de L’Enfance. La réinsertion des condamnés mineurs, leur réintégration sociale par tous les moyens possibles et inimaginables et encore plus s’il le faut.

de La Femme. ou plutôt la Fille qui deviendra Femme. Elle a été juste « oubliée » le 11 0ctobre 2019 pourtant Journée de la Fille car on a préféré écouter autre chose. une histoire qui passe. sans doute importante mais qui ne fait que passer.

de La cohésion sociale dans Antananarivo. On y vit tous. Yen a qui y vivent depuis bien des générations. Ceux-là même qu’on déloge par des remblais à qui l’on retire les terres pour de la spéculation aveugle. 

de L’Activisme dans le milieu associatif. Les jeunes connaissent-ils la valeur de ce qui leur est transmis? Les institutions qui font dos rond, les partenaires qui cannibalisent, les amitiés qui s’éteignent et les réussites. toujours parler de nos réussites.

et pourtant. le verbe ne suffit pas. ne suffit plus.

Antananarivo at Threat

Antananarivo is a 4-Century-old city.

Andrianampoinimerina, as a wise king, knew what rice fields brought to his nation. Their presence even in its capital marks the importance of his power but above all the social pragmatism of this great strategist.

Today the hydraulic engineering of the great plain of the Betsimitatatra dating back to the time of this great king is seriously threatened. These failed planning succession and lack of knowledge of the major issues specific to Tana accentuate the vulnerability of the population of its neighborhoods.

Solving the social problems of Antananarivo requires first to solve the status of water in the city. The wet areas to preserve for food crops and sanitation are reduced as a skin of sorrow.

Do you know at least that one third of the city that lives there is not just as useless, dangerous and dependable human mass but represents the urban and economic pool of Antananarivo?

Do you know how essential it is for Tana to regulate its waters, circulation and retention? What it costs « to borrow » surface from the Betsimitatatra? Not only in loss of production yield but especially in hydraulic threats and therefore in social vulnerability?

This urban fabric exists.

It feeds its city.

It makes its greatness and unity.

It won’t disappear.

If we don’t give it its fair status.

It will explode elsewhere, everywhere…

Returned already several times since his death, Andrianampoinimerina, who had left us a real prestigious capital with unique assets in the world now unrecognizable, should turn again in his grave.

Article Pela Ravalitera L’Express de Madagascar

#PRODUIR

Ce non-endroit aux couleurs des oeuvres de Zola. Ces marginalisés qui vivent la même réalité que des réfugiés en temps de guerre au coeur même d’une cité qui bouillonne.

Oh que le boulot sera hyper difficile de vous conscientiser sur le potentiel humain et spatial (et non spéculatif) de ces lieux et ces communautés ….

Le travail ici n’est pas un travail.
Les descentes sur terrain, les rencontres et les discussions ont éveillé un sentiment plus profond de remise en question de nos acquis et préjugés en terme de Professionnel
Non ce n’est pas un travail.
C’est notre devoir de Citoyen.

#makingof

On s’est impliqués parce qu’on « connaissait » sans « connaître » ces quartiers. On s’était dit que ce serait la meilleure occasion pour plonger dans le quotidien des gens des quartiers touchés par ce grand projet ubrain . On ne les connaît pas en fait. On leur assigne des qualificatifs sans leur donner des qualifications.

On vient de livrer le stand de #PRODUIR pour le Forum Urbain 3. On y est allés à fond dans le sourcing : 80% des éléments du stand viennent des commerces et artisans du coin. Les impressions, le mobilier… C’est pas grand chose et c’est beaucoup en même temps.

Merci Haja Rasolofojaona et l’équipe de projet de nous avoir invité à vivre #PRODUIR

#urbanplanning
#madagascar
#antananarivo
Maison de l’Architecture @ Antananarivo, Madagascar

Zava Ampina

Dans les années 80 l’Unesco a fait appel à un des nôtres (oui je parle comme ça les Archis c’est ma famille) pour faire une Etude sur les Equipements culturels et sportifs à Madagascar. Figurez-vous je l’ai découvert en ligne il y a quelques semaines comme ça par hasard. Au delà des préjugés sur les locaux, il y a quelque chose d’intangible et de très grande valeur dans l’intervention d’un consultant local À ÉGALE COMPÉTENCE qu’un plombier Burbkinabé spécialiste de la cause Serbe embauché pour un diagnostic sur la valorisation de la forêt du Cap Masoala* : il y a la connaissance des valeurs, la capacité de transmission et la préoccupation pour la continuité du projet.

Et même si on demande 8903 $/heure alors que nos charges équivalent à 1 voiture chinoise et 4 experts formés à Vontovorona et à Barikadimy, on va bosser COMME IL FAUT pour perpétuer le CYCLE VERTUEUX du Développement à Madagascar.

Signé : l’Architecte Malgache formée au Québec qui est rentrée au Pays se taper 2500 km/semaine pour trouver de quoi nourrir ses 4 enfants et qui ne vous décevra jamais dans ses mandats pour le peu que vous suiviez les TDR et les règles de l’ARMP. Et non malheureusement je ne distribue pas de « mimi » car mes collaborateurs aussi ont besoin de nourrir dignement leur famille sans avoir à se faire persécuter par les verreux ou la BIANCO.

Dans ces conditions, si vous embauchez elle ou les 66 autres architectes du Tableau vous verrez moins de ces merdes architecturales et de ces catastrophes urbaines dans les villes malgaches rien que parce que nous sommes nés sur ces terres et que nous allons aussi nous y faire enterrer.

Et je termine par insister : il y a des règles d’attribution de marché de prestations intellectuelles, il devrait aussi y avoir des concours d’architecture, la plupart des architectes malagasy sont (très très) forts dans leur domaine et croyez-moi ils sont aussi (très très) forts pour respecter et même aller au-delà du mandat qu’on leur aura attribué.

Donc arrêtez de déconner et retournons bosser COMME IL FAUT.

Lien vers le Document : Promotion de la jeunesse; matériaux locaux et infrastructures: République démocratique de Madagascar – (mission)

Andavamamba

« Est-ce qu’on va la laisser parler? Elle semble ne pas avoir assez d’objectivité. » ou comment mes 76 questions critiques mais sincères et, somme toute, relativement techniques ont été perçues par 2-3 participants dans le mini-groupe hier.
De quoi me refroidir pour le reste de la journée et me laisser le temps d’admirer le flegme et la persévérance des Maires et Chef Fokontany venus représenter leurs territoires et communautés. Et d’applaudir la diplomacie et le tact des intervenants quand on re-pose 76 fois les mêmes questions. L’histoire du 30 m2 de densité là…. Il faut avouer que mon seul fait d’armes en termes d’action sur le terrain était d’avoir traîné quelques heures dans Anjejika début Février (Zône Rouge ! Supers Problèmes All-in-One! Inondation, Pauvreté, etc.) pour localiser un « dobo » préservé depuis 1930 quelque chose. Cela nous a valu les clap clap du gentil monsieur de la CUA venu constater « ah ben non c’est pas remblayé! ». ouf?
Et à Mirana de poster la descente sur terrain de ce matin où j’aperçois « Fokontany Ambaniala ». Ah ben oui. Je connais bien. On y a le tombeau de Maman.

Ben non…effectivement…je ne suis pas objective quand il s’agit de parler de chez moi, de ma ville, de mes quartiers…